J'arrive !

La guerre des lolitas n’aura pas lieu !

5 mars 2016
Non classé
Mar 5th, 2016

 

C’est un post qui va prêter à confusion et surtout à débat. Mais à présent, je n’en ai plus peur. On m’a trop dit par le passé ce que je devais faire ou non… Aujourd’hui, je vais vous parler de ma « rupture » avec le « lolita ». Je disais il y a peu que je ne ferai jamais d’esclandre sur ce milieu si je devais le quitter. Je ne l’ai pas fait, et je n’en fais plus partie (au sens strict) depuis un moment déjà. Ne vous attendez donc pas à des commérages de basse-cours, à des critiques personnelles et autre citation de personnalités lolita… Non, juste à mon ressenti, à mon expérience; les bonnes et les mauvaises, en tant que vieille lolita qui a ardemment arpenté et fréquenté le milieu depuis 2004 et qui y a beaucoup contribué. Ce post est important, car le lolita a été, est et restera, malgré tout, une partie de ma vie.

Lorsque j’ai fricoté la première fois avec cette mode, je n’étais alors qu’une ado con en recherche de soi, mal dans sa peau, et en pleine rébellion contre tous les carcans de la vie: famille, travail, société. Le lolita m’a sauvée d’une certaine façon. Il m’a permis de m’intégrer dans une société pour et dans laquelle j’avais enfin ma place, dans laquelle j’étais reconnue en tant que personnalité, sans être « rejetée » ou « marginalisée ». Ce n’était pas juste quelques robes froufrouteuses à quelques centaines d’euros à mes yeux: c’était bien plus que cela. Une liberté qui me permettait de m’exprimer et de m’émanciper, d’être au grand jour ce que j’étais au fond de moi. Pas un mouton représenté par une seule marque ou un seul style (bien que j’ai et que j’avais mes marques préférées).

Le lolita était émancipateur. Un art d’expression visuelle au détriment des mots que je ne pouvais avoir, au détriment d’une intégration sociale que je n’avais pas su obtenir, malgré tous les efforts du monde.

Et un jour, ce ne sais trop comment, lui qui était autre fois libérateur a commencer à m’entraver. A entraver ma liberté de penser ou de parler (sous peine de violentes critiques, de dramas ou de secrets lolitas ou tout simplement d’entacher « l’image » de l’association- dont j’étais la fondatrice !!!! (quel comble… ) et même pire: entache ma créativité. Oui, un beau matin, le lolita m’a empêchée d’être vraiment moi même… il y a de ça quelques années… Je déplore ce fait. Mais je n’y peux rien. Les choses changent, les mentalités évoluent. Pas moi. Mes idées restent les mêmes, mes idéaux aussi; bien que j’ai mûri. Mon envie de liberté n’en est que plus forte. Surtout en ce qui concerne la liberté d’expression et celle de se vêtir bien pour être heureux. Car l’important pour être heureux, c’est d’être en raccord avec soi-même, c’est se respecter. Alors si le lolita m’empêche ce bonheur, je ne suis plus lolita. PS: Vraiment désolée de vous décevoir, si vous attendiez quelques ragots bien gras, sur les associations, sur les rivalités des unes et des autres et crêpages de chignon… Je vous avais pourtant prévenu au début du post: telle n’était pas ma volonté.

COMMENTS

  • Colin Hattersley
    Mar 7th, 2016 - 8:26

    Don’t worry about the thoughts of others be yourself as long as you enjoy what you are doing don’t take any notice of people that critizise just for the sake of it 

  • messalyn
    Mar 8th, 2016 - 2:02

    Le lolita qui me plaît c’est celui qui sait s’arrêter à temps… enfin moi je parle de la tenue ! C’est pas déplaisant de revoir toutes ces photos côte à côte, ça me confirme que l’élégance est le seul code important de ce mouvement, que c’est parfaitement possible avec des couleurs voyantes, et que c’est souvent sur ce point là que je peux parfois tiquer… Par contre je suis tentée de penser qu’une bonne partie des problèmes que tu as rencontré dans le Lolita sont spécifiques à une certaine période. Vu comme ça : avec le rejet grandissant de l’image d’Epinal du mouvement, plus de risque de la trahir ! Et il ne peut y avoir aucunes limites pour un appétit de la démesure (qui n’existait pas aux débuts). Bref tu vois le genre.

  • Nella Fragola
    Mar 14th, 2016 - 3:23

    Thanks Colin, you’re a sweetheart. And you’re absolutely right!

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